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 l'inspiration, Acte II sur IV

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dragonius7
Ecrivain qui s'assume


Nombre de messages: 19
Emploi: lycéen
Date d'inscription: 28/09/2005

MessageSujet: l'inspiration, Acte II sur IV   Mer 5 Oct - 12:52

Paolo est dans sa chambre avec pour seul mobilier un lit, une chaise et un bureau. Faisant les cents pas, il soliloque.

_Paolo : Comment faire pour que l’inspiration vienne, faut-il que je reste dans le noir afin que mon cerveau ne s’occupe que de ça. Faut- il au contraire que je reste à la lumière afin d’avoir une illumination ? Si j’avais une femme je saurais quoi écrire car les femmes portent en elles le pouvoir de leurs ancêtres les muses. Peut-être dois-je prier Dieu pour qu’il m’envoie sa muse ? Ô Dieu, que dois-je faire pour que tu m’aides ? (La lumière de la lune éclaire alors le bureau sur lequel sont posées une feuille et une plume), la lueur transmise par le clair de la lune, serait-ce ton signe? Si Dieu le veut elle sera ma muse !

Il s’assoit à son bureau, contemple la lune puis finit par s’endormir. Un léger sifflement le réveille dans un néant violet. Une autre table est apparue devant laquelle se tient un homme tenant à la main un crâne.

_L’homme : Que cherchez-vous ici ?

_Paolo : Ce que je cherche ?

_L’homme : Tous ceux qui viennent ici cherchent quelque chose !

_Paolo (s’apercevant que le ciel est dénué d’astre) : Je cherche la lune.

_L’homme : Que lui voulez-vous ?

_Paolo : Dieu me l’a confiée car elle est ma muse.

_L’homme : Dans ce cas ce n’est pas la lune que vous chercher.

_Paolo : Puisque je vous dit que c’est elle que je cherche. Sans elle je ne suis rien.

_L’homme : Nous y voilà : être ou ne pas être, telle est la question !

_Paolo : Puisque je vous dis que la question est : « où est la lune »?

_L’homme : Que nenni. Vous cherchez la lune parce qu’elle est votre muse, vous cherchez votre muse pour avoir de l’inspiration, donc vous cherchez l’inspiration. Je vais donc vous l’apporter puisque c’est mon rôle.
Il s’absente.


Acte II, Scène 2



L’homme revient accompagné de deux personnes à moitié cachés par de longues capes et munis d’épées.

_L’homme : Voici.

_Cyrano (lorsque Cyrano commence à parler, Paolo écoute et prends note). : je me présente, Cyrano de Bergerac.
Ne parlant qu’en vers, Je les fais tous taire.
Il n’y a qu’avec mon épée Que je dépasse ce long nez.

Mon histoire est certes complexe mais elle n’en est pas moins passionnante. En effet, chose non commune, j’aime ma cousine. Etant l’être le plus répugnant il me semble logique d’aimer la plus belle qui soit. Chose fatale ! mon cœur m’oblige à aider son prétendant en parlant à sa place par le beau langage qu’est le mien.
Pour le reste, je vous laisse chercher. Je tiens également à vous dire que ce récit ne saurait être passionnant si je ne malmenais pas quelques comtes par mes paroles et par mon épée de cette façon.
Il dégaine alors son épée et fait un signe de tête à son ami qui dégaine alors son arme et commence à se battre.

_Paolo (froissant le papier et le jetant par terre) : arrêtez, ne vous fatiguez pour rien ; la violence n’est pas un de mes traits de caractère. (S’adressant à l’homme) Auriez-vous une autre « inspiration »?

Acte II, Scène 3



A ce mot des géants et des comédiens entrent. Les comédiens entrent tirant une charrette sur laquelle une femme est allongée. Elle descend de la charrette et prend la parole.

_La comédienne (Paolo prend des notes): Je vous propose d’écrire l’histoire de géants vivant dans la montagne. Leur calme un jour troublé par une troupe de comédiens, un quiproquo s’installe alors entre les comédiens et les géants. Je dois quand même signaler que les géants sont assez enthousiastes à l’idée de voir une femme telle que moi. Le dirigeant de la tribu des géants se trouve alors confus en essayant d’expliquer à ses compagnons que les comédiens ne sont pas en train de jouer alors que lui-même ne sait pas s’ ils jouent ou non.
Je vous laisse imaginer la suite…

_Paolo (froissant le papier et le jetant) : Ce ne sera pas la peine, c’est trop italien à mon goût. (À l’homme)Une « inspiration » ?


Acte II, Scène 4

A ces mots, une longue queue entre. A sa tête, une femme.

_L’homme : Vous avez fait appel à votre dernière inspiration.

_La Femme (Paolo commence à écrire) : Je vous propose une longue file. Toutes les personnes de cette queue n’ont qu’une pensée : réussir à acheter des vivres alors que la guerre a éclaté.

_La Queue : La guerre a éclaté…

_La Femme : Une dispute éclate alors au sein du groupe. On accuse ceux qui partent en demandant à leurs voisins de leur garder la place, créant alors à leur retour des conflits.
Au moment où la queue veut reprendre en chœur, Paolo les coupe.
_Paolo : C’est à présent moi qui risque un conflit car j’ai promis une pièce que je n’ai pas et car cette pièce est trop confuse. Il faudrait, si je la prenais, la faire paraître en auteur anonyme tellement on prend des risques d’incompréhension par le public. Voyant les têtes de la file se tourner vers lui avec un air choqué : Eh bien oui, tel que vous m’avez expliquez cette histoire, elle me paraît incompréhensible. Il faudrait être un génie pour la rendre cohérente.

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MessageSujet: Re: l'inspiration, Acte II sur IV   Mer 5 Oct - 18:02

Je viens tout juste de finir de lire cet acte. Ma première réaction est la suivante : je veux la suite!!!

Bien que ça sente encore (et c'est norme) les références scolaires, j'adore ton écriture. Tu as une aisance que ça en deviens déconcertant! Je me trompe peut-être mais j'ai l'impression que tu pars d'un premier jet sans tenter de compliquer ou d'allourdir tes phrases. Te lire est un pur bonheur. :clap: Mais traite de flagornerie passons au décorticage! (là c'est une autre histoire....).

Ma première remarque consernera l'ensemble de l'acte par lui-même. Je ne sais pas pourquoi mais dans sa construction il me fait un peu penser au conte de noël de Dickens.

En ce qui concerne ta première scène (que j'avoue sans aucune honte être ma préféré). Au niveau de l'histoire rien à redire. C'est simple et efficace. J'adore l'utilisation que tu fait d'Hamlet et son syllogisme final. Une chose pourtant. Au début de la scène, Paolo dit : "Si j’avais une femme je saurais quoi écrire car les femmes portent en elles le pouvoir de leurs ancêtres les muses. ". C'est quoi ce féminisme de bas étage! Les hommes peuvent aussi faire de très bonnes muses, non mais!
Sinon au niveau de l'écriture même de la pièce j'ai découvert deux moment de bonheur. le premier c'est quand tu dis "il soliloque". Dès il faut que je t'avoue qu'avant aujourd'hui j'ignorais parfaitement l'existance de ce mot. Donc merci de me l'avoir fait découvrir. Le deuxième moment de pure bonheur c'est le coup du "néant violet". C'est là que je t'adore! Alors de deux chose l'une soit tu t'es planté et tu voulais mettre néon (auquel cas je serais déçu), soit tu es un génie du surréalisme et tu parviens par la seule force de ton imaginaire à créer une lumière, qui plus est violette, dans un trou noir. Prend pas cela pour une raillerie parce que ce n'en ai pas une. Tu veux que je te dise : toi je t'aime
Bon parlons des décors. "Un léger sifflement le réveille dans un néant voilet. Une autre table est apparue devant laquelle se tient un homme tenant à la main un crâne". je sais pas qui va monter ta pièce mais il aura intéret à avoir de sacré moyen! lol

Pour la deuxième scène l'utilisation de Cyrano est une excellente idée car qui mieux que Cyrano connait la lune... ah si le baron de Munchaosen (bon je suis plus très sur de l'orthographe!). En revenche, c'est bête de l'avoir fait commencer en vers et de l'avoir arrêté si tôt!

Pour la troisième, le besoin de moyen pour monter ta pièce est confirmé : une charette sur scène . Avec ou sans cheveaux? Bon ok là je te charie! Pour ce moment là je n'ai pas reconnu la pièce (je te dévoile là un pan de mon ignorance).

Pour la quatrième, j'ai pas compris "A ces mots, une longue queue entre.". On comprend après de quoi il s'agit, mais j'avoue qu'à la première lecture c'est le flou le plus total! Par contre, pour cette scène je reste un peu comme ton personnage dans le doute de la compréhension! Scène à revoir.

En bref, voici un très bon acte, qui risque de couter cher à monter, mais ça c'est pas ton problème. J'avoue qu'il est mieux écrit que le premier! J'attends la suite avec impatience!

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"C'est ce que j'appelle vivre poétiquement" (Olivier Py)
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l'inspiration, Acte II sur IV

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