Acte III, scène 1
A ces mots, le noir se fait. Tous les comédiens sortent sauf Paolo que l’on retrouve la tête dans les bras, endormi. Une lumière l’éclaire. Quelques secondes plus tard, « Le Russe » entre._Le Russe (secouant Paolo pour le réveiller) : Paolo, Paolo ! (Paolo se réveille) Ca va ?
_Paolo : Non je n’ai pas trouvé l’inspiration qu’il me fallait. (Pensif)Malgré toute l’aide qu’ils m’ont procurée.
_Le Russe : Mais de qui parles-tu ?
_Paolo : Mais de cette homme avec un crâne dans la main et cette longue file ; tu n’as pas pu la manquer, ils étaient là il y a une seconde !! Ils sont apparus comme ça, d’un coup, hier soir, puis se sont succédé les uns après les autres. Seul l’homme au crâne est resté tout le temps.
_Le Russe : Paolo, il n’y avait personne quand je suis rentré ! Ecoute, reste là et repose-toi.
Il sort (La sortie est en faite au milieu de la scène).
Acte III, Scène 2
Le Russe, Luigi et Edmond parlent sur le palier (milieu scène). Paolo est couché sur son lit._Le Russe : Il a complètement perdu la tête. Il croît que des hommes sont sortis de nulle part, comme ça, essayant de lui procurer de l’inspiration. Je suis navré de le dire, mais il mérite l’hôpital psychiatrique !
_Luigi (entrant dans le logis) : Viens Paolo, nous allons t’emmener quelque part où tu seras soigné.
_Paolo : Merci mais ils ne m’ont pas blessé. Voyant le regard désespéré de ses compagnons, il comprend. Oh non, vous ne m’enverrez pas dans un asile. Ni vous ni personne !
_Luigi : Attrapons-le !!!
_Edmond (pendant que Luigi et Le Russe essayent de maîtriser Paolo, il est intrigué par le tas de papiers froissés qui sont dans la corbeille) : Mais si ! Il a écrit des pièces.
_Paolo : Tu as encore beaucoup à apprendre sur le théâtre ! Ce ne sont que des torchons. Si vous le voulez, vous pouvez les garder. Mais par pitié, ne m’emmenez pas là-bas !
Pendant que Paolo est emmené à l’asile, Edmond reste là, pensif. Il lit les brouillons de Paolo.
Acte III, Scène 3
Luigi et Le Russe reviennent._Luigi : Voilà, c’était éprouvant mais on l’a fait. … On l’a fait… .
_Edmond : Pendant que vous étiez partis, j’ai lu tous ses brouillons. Ils sont magnifiques. Il y en a un que je préfère et… je sens que vais le continuer et peut-être même le faire paraître.
_Luigi (tout en lisant les deux qui restent) : Et … Il parle de quoi ?
_Edmond : D’une personne au long nez ne parlant qu’en vers et prenant plaisir à tourner en ridicule des comtes et vicomtes.
_Luigi : Ah… Je crois que je vais prendre celle qui parle de géants et de comédiens. Elle me plaît bien.
_Le Russe : Bon Bah … Je crois que vais prendre la dernière puisqu’il n’y en a pas d’autre.
_Luigi (ironiquement) : Quelle logique, quelle déduction !! Hélas, je pense que nous devons nous quitter : je dois prendre dès demain une calèche en direction de l’Italie et Le Russe est appelé au chevet de sa mère. Nous garderons contact avec toi.
Ils sortent. Edmond se retrouve seul. Le noir se fait.C'est cette dernière réplique qui m'oripie particulièrement...je trouve que cette "fin" d'acte est trop subite...trop en décalage par rapport au texte en générale...
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Le théatre, cet art scénique qui fait d'une passion une vie, et d'une vie, un concerto d'applaudissements...