Voilà un texte que je soumets à votre critique (juste retour des choses....). Ce texte est une commande qui m'a été faite par des collègues de promo désirant monter sur scène un corpus de texte dont la thématique tourne autour de la femme. Je me permets donc de vous le soumettre, avant de leur remettre.Moi, je voulais juste qu'on m'aime. Qu'on aime un peu. Un tout petit peu. Juste un tout petit peu. Et il y eu cette nuit là!
C'était pour l'anniversaire d'amie. Il avait était dit qu'il n'y aurait que des gens bien. Alors, je me suis faite belle. Petit pull, jupe courte et talon. J'avais sorti le grand jeu pour tous les époustoufler, pour me faire remarquer, pour enfin être aimé. Une fois maquillée je suis partie à la soirée. Mais personne ne m'a re-marqué, mis à part lui.
Il était grand. Ses yeux verts animés son visage clair et ses cheveux noir. Il s'est approché de moi pour me tenir la conversation. C'était la première fois qu'un garçon m'approcher d'aussi près. Dans mon regard, il cherchait une confiance qu'il ne tarda pas à trouver. Puis, après quelques danses, il me prit par la main pour s'éloigner. Il disait qu'il voulait mieux me connaître. J'aurais dû me méfier mais je voulais tant être aimée
La pièce était noire. Les échos de la fête nous parve-naient par le dessous de la porte. Tout en discutant, il se pressait de plus en plus contre moi. C'est là que j'ai commencé à montrer des signes d'inquiétude. Je lui disais qu'il valait peut-être mieux rejoindre les autres. Lui me retenait par des compliments et ses mains qui se resserraient sur mes poignées. J'aurais dû me méfier mais je voulais tant….
Il m'entraîna vers le fond de la pièce afin que les bruits de la soirée s'effacent de mes oreilles. Il profita d'un frisson pour me serrer plus encore contre lui. Il tentait de me rassurer en jouant la confiance. Il disait que je ne devais pas avoir peur, qu'il ne me ferait aucun mal, qu'il voulait juste m'aimer, un peu. Alors, il pris mes lèvres, puis ma bouche tout entière. C'était ma première fois. Puis vinrent les premières caresses. Il vit ma gêne et eut l'air de s'en inquiéter. Il disait qu'il fallait que je me détende, que je me laisse faire. J'aurais dû me méfier mais je…
Ses baisers devenaient plus fougueux et ses caresses plus entreprenante. Mon corps se révulsait à chacune de ses approches. J'étais à présent à terre ne pouvant bouger sous son poids. C'est là que j'ai commencé à protester. Je ne voulais plus de cela. Je vou-lais partir, rejoindre les autres, rentrer chez moi. Il s'arrêta net, comme coupé dans son élan. Sa voix devient dure, sèche. Il disait que je n'étais qu'une gamine, que pour devenir une vrai femme il fallait en passé par là. C'est comme ça que je pourrais alors obte-nir son respect et un peu de son amour. Alors, je l'ai laissé faire, sans rien dire, sans me débattre. J'aurais dû me méfier…..
A présent ses baisers m'écœurés, me répugnés. Il allait et venait en moi sans la moindre gêne. Je ne pouvais plus rien refus puisque j'avais déjà trop accepté. Prisonnière d'un corps qui lui était tout entier sacrifié, je tentais par la pensée de lui échapper. J'essayais de quitter ce lieu sordide, mais ses halètements et son souffle sur cou ne cessaient de me ramener à ce cauchemar dont je ne pouvais m'enfuir. Tout en versant des larmes muettes, je suppliais le ciel qu'il finisse vite. J'aurais dû…
Une fois vidé, il se retira sans un mot, ni même un re-gard. Il prit ses affaires et parti me laissant seule avec mon dé-goût, mon mépris et ma honte. Je ne sais combien de temps il me fallut pour vaincre mes sanglots et me revêtir, mais il ne fallut pas longtemps pour que la culpabilité rejoigne ma honte. Je me suis donc tue, enfermant jusqu'à ce jour en moi tous ces mots. Je ne cherchais pas à me faire violer. Je n'avais que 16ans. Je voulais juste qu'on m'aime un peu.
Oui je sais que le début vous parraitra un étrange, mais il doit intervenir après un texte où une prostitué scande sans relache "Aimez-moi".
_________________
"C'est ce que j'appelle vivre poétiquement" (Olivier Py)